Rigueur et neutralité

Cette contrainte de mise en contexte n’est que l’un des piliers d’une approche qui se veut neutre dans tous les sens du terme. En premier lieu, les travaux de l’association High Flight se refusent à tout prosélytisme et à promouvoir quelque modèle moral, culturel, religieux, social, philosophique ou économique que ce soit. De la même manière, il s’interdit de faire la promotion d’une approche au détriment des autres. Même si l’approche purement militaire est la première à laquelle on pense s’agissant d’une guerre, les approches sociologique, culturelle, religieuse, géopolitique, économique, industrielle, technologique, financière et même monétaire ne peuvent en aucun cas être écartées a priori.  En d’autres terme, même si le témoignage d’un combattant est essentiel, celui d’un fonctionnaire, d’un ingénieur, d’un entrepreneur ou d’un ecclésiastique présente tout autant d’intérêt. L’ouverture à la pluridisciplinarité nous paraît de nature à induire une synergie dans l’appréhension de la Seconde Guerre mondiale, synergie jusqu’ici absente  des approches auxquelles le public français est habitué.

Enfin, ce souci de rigueur exclut bien entendu l’exploitation de témoignages dans le but de colporter des visions démontrées comme erronées par les historiens les plus exigeants comme, pêle-mêle : les campagnes de Pologne de 1939 et de Russie de l’été 1941 sont des promenades militaires pour la Wehrmacht ; le matériel français de 1940 est obsolète ; la Wehrmacht aurait pu débarquer en Angleterre en 1940 ; l’armée rouge gagne la guerre à l’Est à Koursk en 1943 au point que les campagnes ultérieures sont une formalité ; les exemples sont innombrables.

Enfin, afin que nul doute ne subsiste, nous précisons qu’High Flight s’interdit de juger les témoins, ce soin étant laissé au public – si ce dernier le souhaite.