Le front de Moscou après TAIFUN, 5 décembre 1941

 

Dans la nuit du 4 au 5 décembre 1941, les cinq armées du groupe d’armées Centre allemand, qui avait mené une offensive de deux mois jusque dans la banlieue même de la capitale soviétique (l’opération TAIFUN, « Typhon »), finissent par jeter le gant pour passer sur la défensive. L’Armée rouge, au prix de sacrifices effarants, grâce à un courage inouï mais grâce aussi aux réflexes aigus du général Guéorgui Joukov devant Moscou, a réalisé l’impossible : brûler, jusqu’à l’ultime goutte, le potentiel phénoménal que la Wehrmacht avait investi, pendant cent soixante-six jours, dans la plus grande offensive militaire que l’histoire ait connue, l’opération BARBAROSSA.

Quelques heures plus tard seulement, en pleine nuit, par un mètre de neige, trois armées soviétiques passent à la contre-attaque sur un front de deux cents kilomètres au nord-ouest de Moscou, autour de Kalinine – l’ancienne Tver des tsars - à une centaine de kilomètres seulement de la capitale, sonnant l’heure de la grande contre-offensive d’hiver menée par le sauveur de Moscou, Joukov.  

Pour en savoir plus : Kharkov 1942, le brelan fatal.